jeudi 26 juin 2008

Couleur histoire (www.bluebretzel.com)

Le Fait
Nouvelle marque française de T-shirts haut de gamme, BlueBretzel ne se singularise pas tant par son offre (des formes classiques, du coton équitable labellisé Max Havelaar) que par la manière dont elle a imaginé sa gamme de couleurs. Sept au total, parmi lesquelles on trouve le "vert de la 2 CV millésime 1976", le "marron des yeux de Mona Lisa", le "gris du caviar Beluga Royal de chez Kaspia", le "framboise du sorbet framboise Bertillon", le "bleu de la planète vue depuis Apollo 17"... Chaque couleur a été déterminée scientifiquement avec une marge d'erreur invisible à l'oeil nu.
L'Analyse
Alors que les marques textiles tentent toutes de se différencier par le choix de leurs imprimés, la créativité de leurs coupes ou de leurs créateurs, BlueBretzel ouvre une voie nouvelle en focalisant l'attention de ses acheteurs sur la couleur. Pas la couleur "signe de mode", celle que l'on recherche le temps d'une saison, mais la couleur "matière", celle qui fait le vêtement, le rend visible, différent et intemporel. Pour BlueBretzel, la couleur d'un vêtement n'est pas seulement le fruit d'une rhétorique publicitaire, mais une incitation à se souvenir car l'histoire qu'elle porte touche à la fois à l'universel et au personnel. Il ne s'agit plus simplement de voir une couleur mais de la reconnaître. Une manière pour la marque d'affirmer une ambition singulière : susciter de l'attention envers ses produits, forme ultime de luxe en ces temps où tout devient invisible à force d'abondance et de rapidité d'obsolescence ?

Aucun commentaire: